Diagnostic Moléculaire
Diagnostic Précoce
Le LBV réalise les tests de PCR pour le diagnostic précoce des enfants nés de mères séropositives depuis 2007 à partir d’échantillons de sang déposés sur papier buvard et séchés ou DBS (Dried Blood Spots). Ces prélèvements viennent aussi bien des sites de Dakar que des régions avec un total de 466 échantillons reçus en 2023, 553 échantillons reçus en 2024 et 494 en 2025.
Charge Virale de VIH
Le LBV réalise des tests de charge virale pour des patients de la région de Dakar mais aussi pour les patients des régions en cas de pannes d’équipements ou de ruptures de réactifs.
Le nombre de tests réalisés est passé de 6504 en 2023 à 9197 en 2024 avant de redescendre à 7143 en 2025, soit une augmentation globale de 41,4 % entre 2023 et 2024. Cette progression marquée reflète une hausse substantielle de la demande, portée par le renforcement des activités de création de la demande auprès des praticiens, ainsi que par une meilleure organisation du système de référencement des échantillons, notamment pour pallier les difficultés opérationnelles des laboratoires périphériques.
La baisse observée en 2025 ne traduit toutefois pas une diminution de la demande, mais s’explique principalement par une augmentation de la capacité analytique au niveau périphérique. Celle-ci est liée à l’optimisation de l’utilisation des plateformes GeneXpert, ainsi qu’à l’entrée en routine des automates COBAS 5800 et 4800. Ces évolutions ont permis la décentralisation progressive des tests, réduisant ainsi le volume d’échantillons référés vers le laboratoire central.
Diagnostic de la Tuberculose
Dans le cadre de l’intégration des plateformes de diagnostic, le LBV a décidé d’utiliser sa machine GeneXpert pour réaliser des tests de diagnostic de la Tuberculose au profit des patients de la région de Dakar. Cette offre de diagnostic a connu un franc succès avec 320 échantillons testés en 2023 contre 767 en 2024.
Ces patients provenaient surtout de structures sanitaires publiques mais 14,6% (n=112) des échan- tillons provenaient aussi de plusieurs cliniques privées. Un total de 124 patients (16%) était positif au test Xpert TB mais 03 seuls cas de résistance à la Rifampicine ont été détectés. La figure 6 présente la répartition des demandes de diagnostic de TB en fonction du statut des structures (publiques ou privées) et par année.
Diagnostic du HPV
Le LBV contribue au renforcement du dépistage et du diagnostic moléculaire du HPV, dans le cadre de la prévention du cancer du col de l’utérus. En 2023, 942 demandes de diagnostic HPV ont été reçues et analysées avec les plateformes Xpert® HPV et Cobas 4800, avec un taux de positivité de 13,6 %.
En 2025, 86 demandes ont été reçues du Centre Hospitalier Abass Ndao, dont 82 dans le cadre d’Octobre Rose. Les analyses ont été réalisées sur la plateforme Cobas 5800, avec un taux de positivité de 14,1 %.
Ces activités illustrent ainsi l’engagement du laboratoire à renforcer l’accès au dépistage du HPV et à contribuer à la prévention du cancer du col de l’utérus grâce au diagnostic moléculaire.
Charge Virale Hépatite B
Charge virale du virus de l’hépatite B
La quantification de la charge virale du virus de l’hépatite B (VHB), correspondant à la mesure de l’ADN viral circulant, constitue un paramètre essentiel dans la prise en charge et le suivi des personnes vivant avec une hépatite B chronique. Elle permet d’évaluer le niveau de réplication virale, de contribuer à la décision thérapeutique et de suivre la réponse au traitement antiviral. Cette analyse est réalisée au niveau du LBV à un tarif accessible, afin de favoriser l’accès au diagnostic moléculaire et de faciliter le suivi biologique des personnes vivant avec une hépatite B chronique.
En complément de la quantification de l’ADN viral, le séquençage du VHB est également proposé dans le cadre des activités de recherche. Il permet notamment de caractériser génétiquement les souches virales circulantes et peut contribuer à l’identification de mutations associées à une diminution de la sensibilité aux antiviraux.
Cette approche pourrait ainsi être particulièrement utile dans l’étude des situations de réponse virologique insuffisante ou d’échec thérapeutique, afin de mieux caractériser les éventuels mécanismes de résistance aux traitements antiviraux.
